Obligers, prenez de bonnes habitudes !

Vous vous rappelez de mon article sur Gretchen Rubin et les « four tendencies » ? L’enquête que j’avais mise en place a reçu à ce jour plus de 200 votes. Un grand merci à tous les participants !

Ce sondage montre que la personnalité la plus représentée est celle des obligers, avec environ 33% des votants. Cela correspond bien à ce que décrit Gretchen dans son livre à propos de la population générale.

Obliger

Je vais m’attacher aujourd’hui à essayer de trouver des stratégies adaptées aux obligers pour mettre en place de bonnes habitudes, en particulier lorsqu’il s’agit de la pratique régulière de son instrument de musique.

Le propre d’un obliger, c’est d’avoir besoin d’obligations extérieures pour agir. Ainsi, voici quelques idées à mettre en place :

Engagez-vous dans un groupe ou un orchestre :

Savoir que les autres comptent sur vous devrait vous motiver à vous entrainer chez vous pour ne pas pénaliser tout le groupe. Plus grande sera votre responsabilité dans le groupe, et mieux cela fonctionnera : être l’unique clarinette basse sera plus efficace que la nième 2ème clarinette de l’orchestre. Pour obtenir ce type de responsabilité, n’hésitez pas à vous porter volontaire.

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Sinon, vous pouvez aussi monter ou rejoindre un groupe plus réduit où cette fois-ci vous serez indispensable.

Soyez un modèle pour un autre musicien :

Les obligers ont besoin de se sentir utiles pour les autres. Vous pouvez imaginer devenir un « mentor » pour un musicien plus jeune ou plus débutant que vous. Devoir être à la hauteur d’une image attendue vous motivera à progresser à coup sûr. Les obligers détestent décevoir. En pratique, n’hésitez pas à proposer votre aide autour de vous. Cela peut être apprécié même si vous ne vous sentez pas encore complètement « pro ».

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Mettez en place des partenariats avec des musiciens du même niveau que vous :

Par exemple, des séances de travail à deux sont très efficaces. Si vous n’êtes pas là, la séance ne peut pas avoir lieu, et c’est l’autre qui en pâtit : c’est exactement le type de motivation dont vous avez besoin ! On pourrait penser que le fait d’avoir un cours avec un prof joue le même rôle, mais le prof ne souffre pas autant de votre absence ou de votre manque de travail dans la semaine qu’un pair que vous empêcheriez de travailler et d’avancer. Se faire disputer par le prof ne fonctionne pas bien pour l’obliger, car c’est surtout lui-même qui en souffre. C’est une pression intérieure qui le pousse moins à l’action qu’une pression extérieure.

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Faites des « contrats » avec votre entourage :

Créez artificiellement une forme de pression extérieure en faisant des sortes de pactes avec votre entourage, par forcément musical. Par exemple, votre conjoint a l’interdiction d’aller faire quelque chose qu’il adore tant que vous n’avez pas travaillé votre instrument. C’est un peu extrême comme démarche, mais comme vous savez que vous pénalisez votre conjoint tant que vous n’avez pas joué, vous avez toutes les chances de vous mettre rapidement à votre instrument pour qu’il n’ait rien à vous reprocher. Pour que le pacte soit intéressant des deux côtés, vous pouvez avoir une réciproque : pas de chocolat pour toi tant que je n’aurai pas joué de clarinette… et pas de pizza pour moi tant que tu ne seras pas allé à la gym !

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Dans le prochain article, nous parlerons des questioners. D’ici là, chers amis obligers, dites-nous en commentaires si l’une de ces techniques fonctionne pour vous, ou si vous en avez imaginé d’autres !

 

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